22 OCTOBRE – SPECTACLE « NASS » (CIE MASSALA) – CHAI DU TERRAL

22 OCTOBRE – CHAI DU TERRAL
NÄSS (LES GENS)
CRÉATION 2018
CIE MASSALA


SPECTACLE NASS

Sept hommes exaltent la puissance du collectif dans une danse intense et acrobatique. Leur moteur ? Le rythme ! Incessant, obsédant, il fait surgir l’ébullition et insuffle l’énergie aux corps. Näss est un dialogue entre les danses et musiques traditionnelles d’Afrique du Nord, qui ont bercé l’enfance du chorégraphe, et leur réécriture à l’aune des cultures urbaines qu’il a découvertes et embrassées en France. À la lisière entre le profane et le sacré, entre la modernité effrénée et l’attachement aux rites qui lui font encore rempart, Näss ose et confronte ces états de corps contradictoires, et affirme le syncrétisme de la dimension populaire et urbaine de la danse hip-hop. Elle interroge ses racines et propose de les replacer dans son cheminement jusqu’à nos pratiques actuelles. Les cadences des danses traditionnelles marocaines et le mysticisme de la tradition Gnawa, ont été des sources d’inspiration essentielles. Näss revêt donc une dimension universelle, la quête permanente des hommes vers un ailleurs, spirituel ou physique avec comme langage commun le rythme, celui qui unit et déplace les corps. Fouad Boussouf revendique ainsi haut et fort une danse hip-hop connectée à ses racines tribales et africaines.
«L’histoire du célèbre groupe Nass el Ghiwane* des années 70 au Maghreb a été un élément important dans mon inspiration. Les textes et le langage employé de ce groupe m’ont rappelé l’étrange lien qui pouvait exister avec le courant contestataire du rap et la culture hip-hop de cette même époque aux États-Unis. Dans leurs textes, j’ai découvert un hip-hop plus incarné, empreint de traditions ancestrales, toujours vivace car profondément habité. J’ai composé Näss comme un souffle, à la fois physique et mystique, qui me rappelle la nécessité d’être solidement ancré à sa terre pour mieux en sentir ses vibrations.» Fouad Boussouf
« Être un Ghiwane c’est d’abord une coutume ancestrale qui permet à des gens, reconnus pour leur probité et leur faculté, de décrire avec simplicité le quotidien de la vie à travers les mots et la gestuelle. Ces chantres et troubadours transmettaient de village en village leur sagesse, grâce aux seuls moyens en leur possession, le théâtre sous forme de Halqa et la chanson. » Khalid Benslimane, «L’Hâl ou La transe cabalistique du phénomène El Ghiwane», 2004
Halka : troupes qui se donnent en place pubique où ils forment des cercles de spectateurs (halka), à côté d’autres cercles, conteurs, charmeurs de serpents, acrobates… Marrakech et la place Jemah el Fna perpétue touours cette tradition.

* Le mot «näss» signifie «les gens» en arabe, en référence au célèbre groupe Nass el Ghiwane (Les gens bohèmes) qui a fait connaître la culture gnawa dans les années 70 avec le mouvement hippie. Les textes poétiques et anticonformistes ont valu aux membres du groupe plusieurs passages en prison, mais ont permis l’émergence du rap marocain, porteur de textes engagés, en écho au modèle américain.

Teaser : https://www.youtube.com/watch?v=68WskOLE2qM&

23 OCTOBRE – SPECTACLE « AU BOUT DU FIL » (CIE LA PIRATERIE) – MPT L.FEUILLADE

23 OCTOBRE
AU BOUT DU FIL
CIE LA PIRATERIE


image3

Toujours aller au bout des choses.
Une phrase simple en apparence, que m’a souvent rappelé mon père. Une phrase qui nécessite une certaine rigueur, une motivation certaine, ainsi qu’une intelligence à adopter sur le chemin, celle de prendre du plaisir à s’y rendre.
Le bout d’un fil c’est un rêve, une volonté, un objectif. On cherche souvent des raccourcis pour parvenir le plus rapidement possible à ses fins. Mais en cherchant à tout prix à gagner du temps, on finit parfois par le perdre. Le fil de la vie nous en fait voir de toutes les couleurs si bien que nul ne sait à l’avance ce qui l’attend, ni même la longueur de ce dernier. En empruntant certains chemins, nous nous forgeons caractères et principes, et nos idées prennent forme qu’elles soient bonnes ou mauvaises ; impossible alors de ne pas aller voir au bout des choses. Le bout d’un fil peut s’apercevoir de très loin. Il arrive parfois qu’on ne le voit pas arriver, hélas. Il faut pourtant faire avec, car nous ne sommes pas maître de toutes les ficelles de ce monde.
Aujourd’hui j’ai donc envie d’emprunter d’autres voies, arpenter des chemins différents, regarder plus loin que le bout de mon nez. On m’a dit d’aller voir au bout de mes rêves, j’irais voir au bout de mon fil et je vous y emmènerai. Espérons que l’horizon ne s’y achèvera pas ; mais quand bien même nous atteindrions l’extrémité, nous n’aurons qu’à nous retourner pour contempler le fil que nous aurons déroulé. Il y aura sûrement quelques noeuds, des bouts de cordes usés et d’autres fils en pagailles, que nos vies en témoignent, peu importe au fond, tant que nous en ressortons sans remords ni regrets. L’avenir nous le dira.
« Je connais le chemin, il est étroit comme le fil d’une épée. Je me réjouis si je parviens à le suivre. Je pleure si j’en dévie. Car dieu nous dit : Seul celui qui essaie de suivre le chemin ne périra jamais » – GHANDI
Les multiples choix qui se présentent à nous et que nous devons faire chaque jour sont le début d’une nouvelle page, bonne ou mauvaise. C’est pour cela qu’il est important d’avoir toutes les cartes en main, de connaître les différentes propositions ainsi que leurs conséquences afin de prendre la bonne décision. Comme on pourrait le faire dans la vie, par logique ou par bon sens, mais aussi par curiosité, par opportunisme, par obligation ou par contrainte.
« J’ai appris au fil du temps que quand nous sommes fermement résolus, notre peur diminue » ROSA PARKS
L’inconnu fait souvent peur. Il peut nous faire hésiter, douter, voir se rétracter. Ce n’est pas pour autant qu’il ne faut pas y aller. Il s’agit simplement d’y réfléchir, à plusieurs reprises et la tête froide, si le fil du temps nous le permet. Puis choisir d’agir et foncer dans cette direction ou bien en emprunter une autre.
La danse est un art à l’épreuve du risque ; comme dans la vie, il n’est pas toujours question de prendre le chemin le plus facile. La découverte et l’aventure sont deux choses qui nous animent. Il faut juste être résolu lorsque l’on a fait son choix. Car si l’on revient sur notre décision, ce qui peut être judicieux voire nécessaire parfois, c’est que quelque part nous avions précipité notre choix premier.
« L’habitude commence comme un fil de soie et devient vite un câble d’acier » Proverbe Espagnol
Alors, si cette fois, on prenait le temps d’y aller !? Sommes-nous donc si pressés ? Et puis, profiter du chemin ce n’est pas perdre son temps. Il vaut mieux adapter son rythme et soigner ses pas, en sachant ralentir la cadence et garder le sourire jusqu’à saisir la beauté qui s’en émane.
Mais alors, que se passe t-il quand on est au bout du bout ? Y-a t-il encore des choses à voir ?
Mon personnage énigmatique est sur la route, cherchant les réponses à ses questions. Tantôt à bout de souffle, tantôt un boute-en-train, ses pas seront parfois maladroits mais le conduiront quoi qu’il arrive vers l’inconnu qu’il recherche. De l’arbre magique, fidèle acolyte de l’interprète sur scène, jaillit des histoires de la vie.
Un spectacle au goût du jour entre hip hop et contemporain, interprété avec joie et amusement, qui vous fera voyager autant que le personnage.

24 OCTOBRE – SPECTACLE « OUTOUNGOU » (CIE HIP HOP EVOLUTION / CIE KENJI) – MPT L.FEUILLADE

24 OCTOBRE
OUTOUNGOU
CIE KENJI (HIP HOP EVOLUTION / MAYOTTE)


Outoungou 2

L’identité comme point de départ de l’existence. Outoungou [sous(f)france] est un spectacle qui puise son énergie dans les controverses sociale, géopolitique et culturelle de Mayotte :
les habitants de Mayotte réclamant leurs droits de citoyens français ; les enfants grandissant à Mayotte, issus de l’immigration, en attente de papiers ; les métropolitains en quête d’un ailleurs… Au travers de leurs témoignages et expériences personnelles, les 4 danseurs de Mayotte se sont lancés le défi de se livrer en toute sincérité en dansant leur souffrance intérieure.